La poule de Marquise

Historique :

Cette volaille a existé dans la 1ère moitié du XIXème siècle , et portait le nom d'un centre avicole important situé entre Calais et Boulogne.
La poule de Marquise était une sorte de Gâtinaise légère ( photo ci-contre , tirée du Journal d'Agriculture Pratique ).
C'était une volaille de taille moyenne , à plumage blanc , légèrement doré chez le coq, crête simple et tarses lisses et rosés.
Son importance , pour l'aviculture régionale , viendrait de son ascendance dans la création de la poule de Bourbourg.
En effet , dès l'apparition des volailles asiatiques sur le Continent , les éleveurs se sont livrés à de nombreux croisements , en raison du gabarit imposant des nouvelles arrivantes.
Deux races nouvelles ont ainsi été créées dans notre région : la poule de Bourbourg , croisement de la Brahma herminée , et la poule d'Estaires , croisement de la Langshan.


Situation actuelle:

Totalement disparue , elle ne possède pas de standard. En dehors de son lieu d'origine , elle n'a pas connu de développement important.
Est - il intéressant d'envisager sa reconstitution ?

La poule artésienne

La race commune à cinq doigts (Gallus pentidactylus). La pentidactylie est un phénomène anormal (dans la classe des oiseaux, où le nombre des doigts (outre l'éperon caractéristique du mâle, dans cer¬taines espèces) ne varie que de 2 à 4. L'espèce du coq domestique est peut-être la seule qui l'ait pré¬sentée. Ce fait tératologique s'est produit de temps immémorial sans doute, comme il se produit encore de nos jours de temps en temps, et il s'est fixé cornue il se fixe encore aisément dans une famille dont on peut faire avec le temps une race par la sélection. Ce que l'on sait par Columelle, c'est que, au commencement de notre ère, les Romains, et sans doute les Espa¬gnols, possédaient déjà une race à cinq doigts, très estimée.